ÉPISODE 34, MYRA CREE
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Simon
Une grande dame des médias
Myra Cree, fille d’un chef mohawk de la région de Montréal, a été une figure marquante du monde la radio et de la télévisons canadiennes francophones pendant une quarantaine d’années. Dans cet épisode, son petit-fils et sa meilleure amie découvriront à quel point elle a été un personnage exceptionnel de notre histoire.Un futur vétérinaire
Simon est un jeune de 14 ans énergique et intelligent qui vit à Oka, dans la région de Montréal. Il aime beaucoup les animaux et la science. D’ailleurs, il a 2 aquariums et 4 chats, et souhaiterait devenir vétérinaire. Il adore les arts plastiques ainsi que les sports d’été et possède une collection de pièces de monnaie. Il se passionne pour les jeux d’ordinateurs et les jeux vidéo.D’accord, notre ami n’est pas très organisé mais, en contrepartie, il est débrouillard et a hérité de la curiosité de sa grand-mère Myra. Simon pratique aussi quelques disciplines de cirque, comme le trapèze et le trampoline, avec un penchant très accentué pour la marche en équilibre sur un fil de fer. Il aime beaucoup les arts plastiques.
La complice de cet épisode se prénomme Émilie. C’est une demoiselle de 12 ans qui aime énormément les oiseaux – quoique pas de la même façon que les chats de Simon – bien qu’elle déteste faire le ménage de sa cage ! Le ski figure parmi ses sports préférés et c’est aussi une cinéphile invétérée. Côté jeux vidéo, elle s’amuse ces temps-ci avec « Extreme Danse Revolution 2 ».
Fast-food, mots croisés et luttes autochtones
Pour débuter leurs recherches sur la vie fascinante de Myra Cree, Simon et Émilie se rendront à la mairie d’Oka où ils rencontreront une grande amie de la communicatrice. Ils apprendront alors que l’hôtel de ville était jadis l’école que fréquentait Myra et découvriront, en dégustant une poutine, qu’au-delà de sa grande culture, elle avait un faible méconnu pour le « fast-food » !Évidemment, la restauration rapide n’était pas la seule passion de madame Cree. Du côté intellectuel, c’était une grande cruciverbiste et nos complices apprendront le sens de ce mot avant de faire l’expérience du passe-temps qui s’y rapporte. Ceci leur servira « d’apéritif » en matière de langue française avant de se rendre à Radio-Canada pour y lire un texte au micro du 100,7 FM.
Émilie et Simon reprendront ensuite le chemin du Lac des Deux Montagnes pour en savoir plus sur la prise de conscience que Myra Cree a eue au moment de la crise d’Oka, par rapport à ses racines autochtones. Comme elle, nos amis créeront des banderoles pour promouvoir la paix entre les peuples. Ils termineront leur aventure en faisant une fête dans le plus pur esprit mohawk.
Myra Cree : étoile de la radio et de la télé
Myra Cree est née à Kanesatake, dans la région de Montréal, en 1937. Fille et petite fille de chefs mohawk, elle découvre tôt le goût des langues. En 1960, après deux ans d'enseignement, elle fait ses débuts à la radio et à la télévision. Après une pause de quelques années, elle retourne à Radio-Canada en 1973 et devient la première femme à occuper le poste de chef d'antenne au Téléjournal. Par la suite, elle anime le magazine d'information religieuse Second Regard.En 1981, elle reçoit le prestigieux prix Judith-Jasmin, remis par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. En 1985, elle fait un autre retour à la radio de la société d’état et y restera jusqu'en 2002. Très active dans le milieu autochtone, Mme Cree est l'un des membres fondateurs du Mouvement pour la justice et la paix à Oka Kanesatake, créé en 1990.
En 1995, elle copréside la campagne du 25e anniversaire de la revue Recherches amérindiennes. La même année, elle est nommée Chevalier de l'Ordre national du Québec. Myra Cree est aussi associée au festival Présence autochtone de Montréal depuis ses débuts. Elle est morte d'un cancer des poumons en octobre 2005 à l’âge de 68 ans.